Poseur de moquettes

Il est 15 heures et il attend toujours le poseur de moquette. Robert a dû prendre une journée entière pour rencontrer l’homme des tapis. Il rage assis devant la porte d’entrée en se demandant pourquoi ce n’est pas son épouse qui se soit chargé de cette besogne. Tandis qu’il regarde sa montre toutes les minutes en espérant entendre la sonnerie du téléphone ou un toc à la porte, sa femme prend du bon temps sur la plage.

Il aurait bien voulu être avec ses enfants à jouer dans le sable… DING DONG ! Enfin, se dit-il en se levant rapidement de sa chaise.

– Il était temps, dit-il en ouvrant la porte brusquement.
– Je suis désolé, monsieur, hum, Robert, répond l’installateur en jetant un coup d’œil sur la liste des clients.

Robert le trouve insolent, mais il ne veut pas trop en faire puisqu’il est finalement arrivé et qu’il ne veut pas qu’il reparte sans avoir fait son boulot. D’autant plus que l’idée de changer la moquette n’est absolument pas la sienne, mais plutôt celle de sa femme qui adore transformer la maison. Le travailleur porte le nom de Martin, c’est indiqué sur sa chemise, et il est seul pour faire le travail. Mais il assure à Robert qu’il aura terminé pour 17 heures. Robert pense alors qu’il pourra rejoindre sa famille qui termine la journée avec un pique-nique au bord de la mer.

Martin sort tout un équipement de son camion, Robert remarque ses muscles et se dit qu’il faut être bien fort pour travailler seul des journées entières. Il le regarde manœuvrer, les veines saillent de son cou et de ses bras. Il aimerait tant avoir des muscles comme ce Martin. Il se surprend à l’épier et se sent mal. L’homme se met à quatre pattes pour arracher l’ancienne moquette et Robert lui mate les fesses. Il croit que la sensation qu’il éprouve est de la jalousie envers le corps superbe de cet apollon devant lui, mais c’est de la tentation. Robert ne le sait pas encore, ou du moins, il fait tout pour l’ignorer. L’homme jure en tirant sur la vieille moquette bien agrippée au sol et doit retourner au camion pour en rapporter des outils plus costauds. Pendant ce temps, Robert se met à penser à beaucoup de choses, comme aux fesses du travailleur… Or il aperçoit la forme de son pantalon qui se modifie. Merde, son sexe se gonfle à la simple pensée de l’homme qui change le tapis, choisi par SA FEMME. Il se dit que c’est mal, mais de retourner dans le salon avec la bite bien dure n’est pas envisageable, alors il va dans la salle de bain pour se soulager. Il sort son braquemart et se masturbe, rapidement mais efficacement, car il gicle sur son t-shirt. Voilà maintenant qu’il doit se changer et cacher ce t-shirt dégoulinant de sperme pour ne pas que sa femme ne le trouve… Il sort de la salle de bain à la hâte et se heurte au travailleur.

– Je vous dérange, monsieur Robert ? lui demande Martin en avisant le t-shirt.

Robert songe aussitôt que l’homme l’a espionné et qu’il sait ce qu’il a fait. Et Robert a parfaitement raison sur ce point : Martin a tout deviné.

– Vous croyez que je ne sais pas ce que vous ressentez, lui dit-il.
– Je ne vois pas de quoi vous parlez, je suis marié et j’ai des enfants.
– Oui, mais vous découvrez aujourd’hui que la vie pourrait être différente et tout votre être réclame une réponse… Essayez…
– Et vous croyez venir ici et me faire la morale… Comme si j’allais tout laisser tomber pour une vie minable.
– Vous êtes seule à la maison et personne ne saura ce qui c’est passé si vous ne le voulez pas.

Robert sent le retour de l’érection, mais il fait tout pour la cacher, car il ne veut pas que Martin ait raison.

– Si vous voulez, je vous offre ma croupe, vous n’avez qu‘à me prendre par-derrière et comme ça vous ne serez pas trop perturbé, monsieur Robert.

C’est avec ces quelques mots que Robert se laisse convaincre. Et puis après tout, une fois cette expérience (nécessaire) terminée, personne ne saurait son aventure et sa vie redeviendrait comme avant. C’est ce qu’il croyait…

Martin offre ses services assez régulièrement, il aime les puceaux et celui-ci, encore jeune, est désespérément attirant. Il s’approche de Robert et l’embrasse. Il goûte bon et Robert lui remet son baiser. L’ouvrier s’empresse d’enlever le jean de Robert qui n’a déjà …

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